Qui es-tu ?

“Qui es-tu ?”

Cette petite voix souffle à mon oreille une question que je n’attendais pas. D’ailleurs, d’où vient cette voix ? J’ai beau chercher autour de moi, je ne vois personne. C’est là que je comprends… Cette petite voix, c’est moi. C’est ma conscience qui s’éveille et qui s’interroge sur le sens de ma vie et mes priorités.

Durant des années, on nous apprend à lire, à compter, à écrire, à maîtriser certains aspects de la vie en société mais à l’aube de mes 36 ans, je me rends compte avec effroi que la principale inconnue dans les équations que nous devons résoudre dans nos vies est en fait toujours gardée secrète. “x”, c’est nous.

Résoudre “x” pour rendre ses enfants heureux

Maman de deux petits garçons de 2 ans et 8 ans, je me rends bien compte qu’on demande aux enfants ce qu’ils veulent faire plus tard alors même qu’ils ne savent pas encore qui ils sont! Comment peut-on anticiper un avenir et tant d’années à venir sur une base inconnue et pourtant si déterminante pour l’épanouissement futur ?

La grande mode est au développement personnel chez les adultes. Ne faudrait-il pas envisager aussi de partager ces apprentissages avec les enfants, dès l’école ? Où alors faut-il fabriquer des moutons à la chaînes, bien dressés à agir en société comme on leur explique depuis leur 3 ans (parfois moins) que la vie “c’est comme ça et pas autrement” et que “tu es l’enfant, tu écoutes l’adulte et tu te tais” ? Je ne suis pas adepte de ce principe mais bien plus du dialogue.

Alors oui, me voici à presque 36 ans, à chercher à mieux savoir qui je suis. Je lutte contre quelques démons intérieurs mais je sais aujourd’hui pourquoi je lutte. Pour qui je lutte. Ce n’est plus pour moi. Je veux pouvoir permettre à mes enfants de ne pas attendre d’avoir 30 ans passés pour savoir qui ils sont.

Bien sûr, la vie est pleine de surprises et on ne peut pas tout prévoir mais cela fait aussi partie du plan : leur apprendre à mieux gérer les imprévus. Rien n’arrive par hasard. Je pense que si je dois, moi, faire ce point, ce n’est que pour leur rendre service à eux.

Je ne serais jamais une mère parfaite, si j’arrive simplement à en faire des hommes heureux, libres et épanouis, j’aurais réussi mon pari.

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