Le dépistage auditif des nouveau-nés

Si vous venez d’avoir un bébé, vous avez sans doute été surpris de voir les tests qui lui étaient faits dès la maternité. Parmi eux: le dépistage auditif. A la naissance de James, c’est l’une des choses qui m’a le plus marquée à la maternité. Ces électrodes sur sa petite tête… Et comme il semblait réagir aux stimulis auditifs…

 

Alors qu’en France un bébé sur 1000 naît avec un trouble de l’audition, un arrêté ministériel datant du 23 avril 2012, rend obligatoire la mise en place d’un dépistage auditif précoce dans toutes les maternités. Il contribue au bon développement de l’enfant afin d’éviter les perturbations liées à la croissance du bébé, comme le langage, la communication et le développement cognitif.

Explications sur le déroulement de cet examen pour mieux comprendre sa fonction et son importance.

A quoi sert ce dépistage ?

Il convient de réaliser un dépistage auditif à tous les nouveau-nés, car les problèmes de surdité ne sont pas obligatoirement héréditaires. Seul un professionnel peut détecter le niveau de surdité de l’enfant en analysant son seuil auditif. A savoir, qu’une audition normale se situe entre 0 et 20dB, une surdité légère entre 21 à 40 db, une surdité moyenne entre 41 à 70 db, une surdité sévère entre 71 à 90 db, et une surdité profonde est supérieure à 90 db.
Suivant le résultat du test, des examens plus approfondis peuvent être demandés par le médecin en centre spécialisé.

Qui réalise l’examen ?

Il peut être effectué par le personnel médical de la maternité, formé au préalable. Une auxiliaire de puériculture, un pédiatre ou une infirmière ont la capacité de faire ce test sur le bébé. Le relais est pris ensuite par le médecin qui communiquera aux parents les résultats et prendra les mesures nécessaires en fonction de celui-ci. Comme l’explique Jackie Chouinard, coordonnatrice à l’implantation du PQDSN au CHU de Québec : « L’ultime objectif, c’est d’être capable de faire des interventions correctives tôt pour permettre au bébé d’entendre (à l’aide d’appareils auditifs) à l’intérieur du premier six mois de vie, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de déficit au niveau du développement du langage ».

Quand doit être fait le dépistage ?

Il est réalisé entre le deuxième et le quatrième jour de vie du nourrisson et s’effectue à la maternité. En cas de doute, il sera procédé à d’autres examens plus approfondis auprès d’un médecin ORL avant le troisième mois du bébé. Ce dernier est placé dans un endroit sans bruit, souvent après son bain, lorsque l’enfant est endormi ou en état calme. Les parents peuvent assister à ce test auprès de leur enfant.

Les méthodes utilisées pour le dépistage auditif

Le test auditif ne requiert ni médicament, ni anesthésie. Il n’est absolument pas douloureux et ne prend que 10 à 15 minutes. Les résultats sont immédiats et fiables à plus de 95 %.

La première méthode, la plus ancienne et la plus usitée consiste à faire des oto-émissions acoustiques automatisées (OEAa). Une petite sonde est posée dans le conduit auditif du nouveau-né pour lui transmettre un son. Relié à un ordinateur, l’écho est analysé pour savoir si l’enfant entend bien.

La deuxième méthode, nommée « potentiels évoqués auditifs » ou “PEAa” (merci au site Monblogdebebe sur lequel j’ai découvert le nom de cet examen fait à mes bébés eu après leurs naissances). Cet méthode permet, grâce à des électrodes placées sur la tête du nourrisson, d’enregistrer l’activité électrique du cerveau suite à l’émission d’un son dans l’oreille. « On envoie, via un écouteur, une simulation sonore et on enregistre, en retour, les réponses du nerf auditif », précise le Pr Hung Thai-Van, ORL et chef du service d’Audiologie et Explorations oto-neurologiques du CHU de Lyon.

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