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Cauchemars et Terreurs Nocturnes : Quand nos Enfants Vivent aussi la Nuit…

Dernièrement, monsieur (presque) 3 ans a bien du mal à aller se coucher et à dormir. Il se réveille très souvent, en hurlant de terreur.

Quand Stéphane Guyot, l’un des fondateurs du site bébé-dodo.fr m’a contactée pour me parler de sommeil, je me suis dit que l’occasion était parfaite pour lui demander d’intervenir sur le sujet sur le blog. Je parie que je ne suis pas la seule que le sommeil perturbé d’un enfant intéresse.

Je lui cède donc le clavier. Stéphane, c’est à vous.

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Mais pourquoi ?!?! C’est quoi ce défaut de fabrication ?

J’avoue, j’en ai déjà rêvé : un mode veille pour la sieste et les nuits. Un petit interrupteur discret derrière l’oreille. J’adore passer du temps avec mes enfants, mais je préfère quand cela arrive en journée… Existe-t-il un parent qui ne l’a pas pensé au moins une fois dans sa vie ?

Nos enfants s’agitent la nuit dès leur naissance pour diverses raisons. Nous entamons alors un combat difficile pour résoudre cette énigme : “mais quand est-ce qu’il va dormir ?!” Pas facile de gérer les cauchemars et pire encore les terreurs nocturnes de nos bambins.

Pourtant, quels que soient vos choix d’éducation, co-dodo, co-sleeping ou chambre séparée, c’est officiel : 100% des enfants passent par la case “cauchemar” et 5% d’entre eux subissent les éprouvantes terreurs nocturnes. Aucun âge n’est réellement épargné. Et même si les spécialistes ne s’accordent pas totalement, le pic d’activité nocturne intervient dans la période 3-6 ans.

Comment reconnaître et agir ? Voici quelques informations utiles et solutions.

Reconnaître pour comprendre

Identifier le trouble du sommeil pour prendre les bonnes mesures, telle est votre mission de parent ! Cauchemars et terreurs nocturnes se distinguent par quatre grandes différences.

Les cauchemars interviennent en fin de nuit. L’enfant est réveillé et conscient de ce qu’il est en train de vivre. Il cherche par réflexe un contact rassurant. Le lendemain, il se souvient de son mauvais rêve. En discutant, vous pouvez ainsi mieux comprendre ce qui l’a provoqué.

Les terreurs nocturnes se manifestent en début de nuit (maximum deux heures après le coucher). L’enfant est endormi même s’il est généralement très actif. Il peut crier, pleurer, transpirer, respirer rapidement et de manière saccadée. Pourtant, son regard fixe le vide, il ne réagit pas si vous passez votre main devant ses yeux. Par réflexe, il refuse le contact, voire se débat. Au réveil, il aura oublié cet épisode de trouble nocturne. Il est donc souvent plus difficile pour les parents d’en comprendre l’origine.

Face à ces troubles du sommeil, vous détenez deux super-pouvoirs : l’anticipation et la réaction ! Bon, c’est pas toujours facile, même pour un super héros, de gérer les incidents nocturnes quand il faut retourner bosser le lendemain. Pourtant, il est important d’agir, pour éviter que des troubles plus graves et difficiles à gérer s’installent. Chacun ses méthodes, mais voici mon mode d’emploi ! Il fonctionne, la preuve : j’ai survécu (et les autres membres de la famille aussi) !

Anticiper !

La belle affaire. Oui, nous le savons, il est important pour les enfants de se défouler dans la journée : se dépenser physiquement et si possible à l’extérieur ! Pourtant, la solution n’est pas si simple. Certes, si un enfant vit totalement enfermé sans activité physique, sa nervosité augmente. Il sera donc plus exposé à ces troubles du sommeil. Mais ce n’est pas la peine non plus d’inscrire vos enfants à un marathon ou la finale de Ninja Warrior. Vous ne pourrez pas les empêcher de faire des cauchemars. La nuit est LE moment où le cerveau ne se concentre plus sur les muscles mais sur les émotions. Je vous l’ai dit : un défaut de fabrication.

Les cauchemars sont utiles, ils aident vos enfants à exprimer ce qui les touche, les effraie, les stresse tout simplement. À condition qu’ils ne soient pas trop fréquents.

Le Rituel du coucher

C’est LA base, pourtant notre rythme de vie peut nous priver de ce moment important. Le saviez-vous ? Aucun âge n’est officiellement défini pour l’arrêt de ce rituel. Chaque enfant est unique et chaque parent connaît son enfant mieux que quiconque. À faire donc tant que cela vous paraît nécessaire. On parle souvent de l’activité du coucher, notamment de la lecture. On parle moins de l’ambiance apaisante qui doit l’accompagner. Ici, nous sommes des fans inconditionnels des veilleuses étoiles. Le blog “Bébé Dodo” en présente plusieurs modèles, souvent mixtes, dans un comparatif de veilleuses à projection d’étoiles synthétique et adapté à tous les goûts. La veilleuse, c’est LE petit investissement très efficace pour que votre enfant termine sa journée en douceur. Le moment venu, vous pourrez les remplacer par des étoiles phosphorescentes pour plafonds.

L’Homéopathie

Qui a dit qu’une geek n’était pas proche de la nature ? L’homéopathie fait partie des méthodes de médecine douce et préventive utilisées à la maison. Et qu’importe la polémique du moment sur son efficacité et son remboursement, l’homéopathie a fait ses preuves ! Toujours sur le blog “Bébé Dodo”, vous pouvez trouver des mines d’or d’astuces dont cet article sur les bienfaits de l’homéopathie. Elle accompagne à merveille ce moment de retour au calme, propice à un sommeil réparateur.

Pour quelles raisons ? Parce que l’homéopathie s’appuie sur l’emploi de nombreuses plantes qui peuvent agir sur la plupart des causes des cauchemars et terreurs nocturnes de l’enfant : stress, crampes, inconfort digestif etc. Un allié de poids à vos côtés en somme !

Réagir !

Vos méthodes d’anticipation vous aideront à réduire la fréquence des troubles du sommeil. Mais vous ne pourrez pas les complètement les éviter. Cauchemars et terreurs nocturnes, un objectif : réinstaurer un sommeil réparateur rapidement après la crise.

Face aux cauchemars, montrez-vous rassurant et compréhensif. Identifiez la cause du cauchemar et dédramatisez la. Vous pouvez par exemple demander à l’enfant ce que ferait son héros préféré dans la même situation. Stimulez son imaginaire de manière positive. Si nécessaire, reproduisez un rituel de coucher. Quand nous vivons cette situation, nous rallumons la veilleuse. Apaisement instantané garanti ! N’hésitez pas à parler de nouveau du cauchemar le lendemain pour vérifier s’il vient d’un pic de stress ou si la cause est plus profonde (harcèlement scolaire, traumatisme suite à un changement important par exemple).

Face aux terreurs nocturnes, ne paniquez pas ! Ne réveillez surtout pas votre enfant ! Il ne doit pas reprendre un cycle complet de sommeil qui l’exposerait à une nouvelle crise. Ne cherchez pas à lui faire un câlin. Il pourrait percevoir ce geste comme une agression. Pour autant, il vous entend, vous pouvez donc lui parler à voix basse, de manière lente et le raccompagner progressivement vers le sommeil.

Vous avez toutes les clés en mains. Mais pour la forme, je vous souhaite quand même “bonne chance”.

Auteur: Stéphane Guyot

Stéphane Guyot est l’un des fondateurs de bebe-dodo.fr, un blog qui conseille les parents sur les meilleures pratiques pour favoriser le sommeil de l’enfant.

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2 thoughts on “Cauchemars et Terreurs Nocturnes : Quand nos Enfants Vivent aussi la Nuit…”

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