La connasse d’Invalides

Prendre les transports pour aller travailler, nous sommes nombreux à connaitre. Les incivilités qui vont avec, également.

En général, il s’agit de la personne qui reste assise sur le strapontin quand tout le monde se tasse dans le wagon, et ne daigne pas lever les yeux (ni les fesses), face à cette masse de voyageur qui LA dérangent… ou de celui qui ne laisse pas sa place assise à une personne âgée, une femme enceinte ou une jeune maman ayant son bébé dans les bras…

Je connais ces gens là, je les croise chaque jours.

Je croise également Michel, Philippe et Jean-Jacques, sans emploi, qui traversent les wagons en quête d’un euro, d’un ticket resto, d’un sourire, ou d’une proposition d’emploi, au milieu des gens qui gardent les yeux rivés sur leur téléphone (je connais ce malaise, il m’arrive de céder à cette situation du “je ne t’ai pas vu”. Honte à moi.)

Et on croise enfin des gens qui cherchent la bagarre… Ceux qui essaient de voler les téléphones et causent parfois quelques fractures à ceux qui osent résister, et on la croise, ELLE, cette connasse que j’ai croisé à Invalides, lundi.

 

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ELLE ne doit pas avoir plus de 17 ans.

ELLE est avec deux copines.

ELLE me suit depuis quelques minutes, en essayant de me doubler. Manque de chance, elle n’y arrive pas.

Manque de chance … pour moi car la connasse est mauvaise et décide de se mettre juste à côté de moi sur l’escalator pour me fixer. Pas de chance, au combat de regards, je baisse rarement les yeux.

ELLE me regarde, en souriant. L’air dédaigneux.

Je lui demande s’il y a un problème…

ELLE me regarde, en souriant. L’air dédaigneux.

Je lui demande s’il y a un problème…

Elle rit avec ses amies et me répond avec un accent venu de je ne sais où “Oui, tu prends trop de place”.

Un coup dur, que je me prend en plein coeur. Mon mécanisme de défense s’active. “Les kilos s’en vont, la connerie reste”.

La connasse ne supporte pas que l’on ne s’écrase pas devant sa “supériorité”(laquelle ? je cherche encore…) et me pousse dans les escalators.

En une fraction de seconde je tombe en arrière. Je la vois partir en courant. 4 marches plus bas, un homme me rattrape in extremis. quelques secondes de plus et mon dos frappait les marches de l’escalator avec violence.

Je préfère ne pas imaginer ce qu’il se serait passé si cet homme n’avait pas été là, derrière moi, pour me retenir…

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Crédit photo : pixabay.com

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