8 ans : racketté et étranglé à l’école

Un jour comme les autres, ton enfant se plaint d’avoir mal au ventre et à la tête. Nous sommes en septembre, les fleurs d’été ont fait place aux feuilles mortes et les virus courent les rues. En principe, pas de quoi s’étonner. Oui, mais tu sens bien que ce n’est pas ça. Il y a autre chose. Quelque chose de plus grave. Tu t’installes à côté de ton enfant et tu essaies de comprendre. Après quelques banalités, tu découvres l’horrible vérité : ton enfant de 8 ans subit une agression à l’école.

L’école est-il un lieu sûr ?

Quand nous déposons nos enfants à l’école, nous pensons qu’ils y sont en sécurité. En théorie, cela est vrai. Après tout, ils sont encadrés: des adultes assurent la surveillance, les barrières empêchent les étrangers d’entrer ou les enfants de fuir. Ils sont là pour préparer leur avenir, apprendre de nouvelles choses chaque jour… Apprendre à se faire agresser doit-il en faire partie ?

Lorsque j’avais 6 ans, je me souviens d’avoir moi aussi dû faire face à des agressions injustifiées. Dans mon cas, il s’agissait la plupart du temps de ma maîtresse mais quelques fois, j’ai subi les moqueries de camarades pour des causes totalement stupides (comme une petite sœur qui se prend pour un coiffeur de haute renommée et oblige ta mère à te conduire en hâte entre midi et 2 chez le coiffeur pour rattraper la cata. Résultat, à 11h30 tu avais quitté l’école avec la coupe aux épaules de petite fille sage et tu reviens à 13h30 avec une coupe à la garçonne, entraidant les moqueries des filles de ta classe à grand coup de “Nannnnn toi tu vas avec les garçons !!! t’as vu tes cheveux? T’es un garçon !!! ” Oui, une fille, même à 6 ans, ça peut être d’une connerie sans nom.).
Par crainte des représailles, je me taisais…

Aujourd’hui, cela m’a permis de déceler que quelque chose n’allait pas avec notre fils.

Que faire face à l’agression de son enfant à l’école ?

Nous avons de la chance, il parle… mais je me doute que d’autres enfants sont dans son cas et n’osent rien dire. Nous avons bien entendu alerté la maîtresse par un mot dans le cahier lors de la première agression : un racket aux billes avec bousculade et coups quand notre fils a refusé de donner ses affaires. L’agresseur a été punis de récréation et a eu un mot dans le cahier pour ses parents avec convocation chez la directrice.

Une semaine plus tard, le même schéma. Cette fois, notre fils nous raconte comment des filles de sa classe s’en sont pris à lui à coup d’écharpe et d’étranglement… Là, j’avoue que j’ai encore plus vu rouge. Qu’on réclame des billes, c’est nul mais bon. Qu’on frappe, c’est inadmissible mais qu’on étrangle avec une écharpe ??? Impardonnable !

Alors, nous en avons parlé à la maîtresse… Pour le moment, rien ne bouge. On attend quoi exactement ? Que l’un des enfants soit envoyé à l’hôpital dans un état grave avec des blessures sérieuses ?

Alors, je me suis demandée que faire. Au delà de mon fils, c’est l’ensemble des enfants qu’il faut protéger. Les victimes doivent être protégés de leurs agresseurs, les parents doivent savoir ce qu’il se passe avec leur enfant (je me doute bien que les parents des “agresseurs” ne pensent pas que leur enfant est capable de faire cela ou alors c’est encore plus grave…) et les “agresseurs”. Si aujourd’hui nous ne faisons rien, demain sera pire.

Je profite donc d’un groupe Facebook sur ma ville pour échanger avec d’autres parents et voir si de la prévention peut être faite. Peut-être que si nous remontons différents cas dans différentes écoles, nous parviendrons à trouver un meilleur moyen pour intervenir auprès des élèves et changer la donne pour ces enfants qui formeront la société de demain… Si nous voulons un monde meilleur, il est capital de veiller sur nos enfants…

Avez-vous dû faire face à ce type de situation vous aussi ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Google+