A bientôt 30 ans: l’heure du bilan ?

Je m’interroge. Je repense à mon enfance, à ce que je voyais de mon avenir. Je voulais faire de la scène et qu’importe la vie de famille. Ma mère me répétait : “Et ton mari? Tes enfants?”, ma réponse était systématiquement: “ils feront avec, ou me suivront”. Bien sûr, ma vision des choses à changé avec les années. A l’adolescence j’ai commencé à sentir grandir en moi ce désir de maternité. Quand j’ai rencontré papa geek, il est devenu plus fort que jamais au point ou, alors que nous discutions, j’en suis arrivée à dire à cet homme avec qui je prévoyais de me marier “Si tu me poses un jour un ultimatum saches qu’entre toi ou le fait d’avoir des enfants, ce n’est pas toi qui gagnera”. Je sais, c’est dur, mais je le pensais. Je me voyais faire ma vie sans homme, pas sans enfants.

Je m’imaginais en femme épanouie, jeune maman comblée par son nouveau statut. Pour moi, le bonheur se résumait à ça: avoir mon bébé dans mes bras. Mais voilà, la vie m’a faite changer. Lorsque j’ai fais ma grossesse extra utérine ,ce “rêve” de bonheur comblé a comme disparu avec ce bébé qui ne verrait jamais le jour. Pourtant, cette envie de devenir maman était toujours en moi, bien évidemment. La peur de perdre mon bébé me hantait, comment aurait-il pu en être autrement après ce séjour aux urgences ou l’on m’annonçait qu’à 48h près c’est moi que la tombe attendait, et pourtant mon désir avait surmonté la crainte !

Puis James est arrivé. Le bonheur troublé par la crainte que quelque chose arrive malgré tout encore à mon enfant. Malgré cela, ma mère voyait défiler des photos sur facebook, me trouvait plus rayonnante que jamais et que le rôle de maman m’allait à ravir.

Oui, j’étais comblée mais cela n’allait pas durer.

Avant d’avoir James, j’ai crée une société d’organisation de mariage que je gérais plutôt bien. Elle avait un certain succès (si, 650 demandes de devis après 12 mois d’existence, je pense que je peux être fière) et j’étais fière de ce “bébé” que j’avais fait toute seule. Puis il m’a fallu fermer ma boite pour songer à un retour vers le monde salarial. Si ma société prenait de l’envergure, les rentrées d’argents ne suffisaient pas, ne suffisaient plus. Malgré le succès, il fallait songer à la stabilité financière à une époque ou la boite ou travaillait papa geek allait de mal en pis.

Quand James est né, il n’avait pas encore de place en crèche. C’est ainsi que durant les 10 premiers mois de mon fils, j’ai été mère au foyer. Un statut dont j’ai vite déchanté.

J’adore mon fils, ne nous méprenons pas, mais j’ai besoin de plus. J’ai besoin de projets ambitieux, j’ai besoin de me nourrir les neurones moi (et non, chanter”Meunier tu dors” et “ainsi font font font” à un bébé de 3 mois qui bave n’est pas intellectuellement stimulant!). Le CDD que j’ai terminé en janvier m’a fait du bien, même si le rythme était épuisant. Je me sentais bien mieux dans ma peau et je savourais les précieux instants que je pouvais passer avec ma chère tête blonde. Quant à la paye… dire qu’elle est toujours la bienvenue est inutile, nous le savons tous ici !

A l’heure actuelle, heureusement que j’ai ce blog, sinon j’aurai disjoncté. James a sa place en crèche donc mes journées tournent autour de plusieurs axes : gérer la maison, ma recherche d’emploi, le blog et les événements blogueurs auxquels je suis conviée. Je récupère James vers 16h chez son assistante maternelle. Moi je reste libre pour les entretien d’embauche et cela me permet une disponibilité immédiate et James quant à lui est ravi de jouer avec d’autres enfants. A la maison en solo avec maman, c’est moins drôle, c’est un fait.
Comme James nous fait quelques petites crises de douleurs abdominales, j’ai pris rendez vous avec le médecin pour ce matin. Nous allons donc passer la journée tous les deux. Alors bien sûr, j’aime passer du temps avec mon fils, mais c’est dans des moments comme ceux là que je me rends compte à quel point j’ai changé : être une maman, c’est génial, mais ça ne me suffit pas. j’ai besoin de vibrer, de m’évader, de projets !

J’attends comme un lion en cage de trouver un boulot dans lequel je pourrai m’investir, donner de cette énergie qui est là, stockée et qui n’attend que d’être utilisée.

Le 2 avril, je souffle 30 bougies. A l’heure du bilan la conclusion est simple: je ne suis plus la jeune fille qui rêvait uniquement de devenir une maman, je suis une jeune femme qui veut tout de la vie ! Elle est tellement courte après tout, qui pourrait me blâmer de vouloir profiter de tout ce qu’elle a à offrir ?

Alors, 30 ans, pour moi, c’est l’heure du bilan; Et vous, ou en êtes vous dans votre vie ?

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12 commentaires sur “A bientôt 30 ans: l’heure du bilan ?

  1. j’espere que tu vas trouver un boulot qui te plait et dans lequel tu t’epanouie…
    perso j’aime mon boulot mais je le trouve trop prenant, trop d’heures, trop loin…je voudrais avoir plus de temps pour ma fille.

  2. C’est toujours le souci je crois… mais meme si j’avais moins de temps pour james quand je travaillais, j’appréciais d’autant plus les moments passés avec lui;).

  3. aaaaah 30 ans ! je ne les ai mm pas fêté mdr. idem j’ai fait un bilan soit y a des choses qui ne correspondaient pas trop à mon ideal ( par exemple la femme de ma vie est finalement un homme de ma vie …etc) mais y a eu pas mal de point positif: un job que j’adore mais prenant bien qu’ actuellement c est une denrée rare donc autant le garder, deux jolies petites filles, et 60 kilos en moins. Au finale, je suis plus epanouie a 30 ans qu’ a 20 ans, actuellement il me manque juste l insouciance de ne pas se preoccuper a comment payer les factures chui chez papa/maman lol
    car mm avec deux enfants, ça nous empeche pas de sortir, faire la fete avec les amis, au contraire les filles participent aussi et elles aiment ça ( mm la petite de 3 mois lol)

    j’apprehende surtout les 40 ans car là faudra vraiment que je pense a grandir et mes jeunettes seront là pour me le rappeler aaaah l’adolescence pas pressée qu’elles y soient ;o)

  4. Il ne faut pas culpabiliser d’être une femme qui travaille. Les enfants se plaisent à la crèche ou chez la nounou et ça te permet de faire un métier qui te plait
    J’espère que tu trouveras un boulot qui te plait et je trouve ça génial que tu es lancée ta boîte (et réussi à la faire marcher !), que tu t’es lancée sur ce blog et que tu obtiennes plein de retours positifs
    On dit toujours qu’à 30 ans on fait le bilan mais on pourrait le faire à 29 comme à 31.
    Moi je suis plus dans la philosophie de profiter de chaque jour, de ne pas remettre à plus tard ce que j’ai envie de faire (même si avec un enfant ce n’est pas toujours facile)

  5. Je ne peux pas comparer, je n’ai jamais “réellement” travaillé, après mes études je veux dire (que je n’ai pas pu finir…). Pour le moment, être mère au foyer me comble mais il y a des jours ou j’aimerais faire autre chose. Travailler, sortir, faire des rencontres, bref me sortir la tête de la maison.
    Mais à d’autres moments, je suis contente de réaliser que j’ai la chance de pouvoir m’en occuper à temps plein pendant que mon homme travaille. Et que je sais que ce dernier m’envie.

    Je pense attendre qu’ils aient grandit, je veux profiter d’eux et les voir grandir, mais ensuite, je pense que travailler, ou du moins faire une activité en dehors de la maison ne sera que bénéfique.

    Je n’ai pas encore 30 ans et n’ai pas encore réalisé de bilan. Mais si un jour je le fais, j’ai un peu peur du résultat ^^

  6. Je suis d’accord avec toi même si personnellement j’ai adoré mon statut de mère au foyer à temps pleins. Mais maintenant ? rien … #FDM

  7. Le jour de mes trente ans j’étais enceinte de mon premier enfant à l’hopital depuis deux mois pour MAP. Le seul bilan que je comptais faire c’était le nombre de jour que je pouvais garder encore mon titi dans le ventre ( dieu merci, tout s’est bien passé).
    Je comprends ton désir de travailler, personnellement je crois que je deviendrais folle si j’étais à la maison ( certaines femmes sont faites pour çà, d’autres pas, c’est tout) je me nourris du contacts avec les autres ( je suis enseignante).
    J’espère que tu trouveras ta voie et que tu t’y épanouiras.

  8. Il est normal d’évoluer et de changer d’avis avec les années et l’expérience acquise, je te comprends rester à la maison ce n’est pas si facile et ne convient pas à tous, il faut vraiment le vouloir. J’espère que tu trouveras un travail intéressant et épanouissant et je le souhaite à toutes car en ce moment ce n’est pas facile à trouver. #JEUFDM

  9. pas encore les 30, ils arrivent en février, ça me travaille un peu bien qu’étant enceinte (je dois accoucher aux environs de mon anniversaire justement :s) et ayant déjà un petit garçon de 3 ans, un conjoint aimant, une activité partielle sur le net je me dis que j’ai déjà beaucoup. Malgré tout, une fois le bébé là je pense trouver une activité à temps partiel en extérieur car je voit peu de monde et j’ai peur que cela ne m’use à force, puis j’aimerai voyager un peu, ensuite viendrait le projet de maison et après je ne sais pas. Je me dis que tant que j’aurais des projets, ça devrait aller 😉

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