Je ne suis pas une maman modèle, et alors ?

Oui, j’ai rêvé de devenir maman depuis longtemps.  Il fut même une époque ou mon désir d’enfant était si présent que je pleurais devant chaque boutique de puériculture que je croisais. Cette attente des “essais” bébé me rongeait. Puis nous nous sommes lancés (bon ok, j’ai presque du violer papa geek pour qu’il accepte mais il a cédé) et il a fallu faire face à quelques épreuves avant que je ne soit finalement enceinte de James.

Pendant ma grossesse, j’ai pleuré, le coeur serré à chaque fois que je voyais une vidéo d’accouchement en me disant “qu’est-ce que ça va être, le jour où on va poser MON bébé sur mon ventre ?!”. Et au final… rien. J’ai beau eu mettre mes lunettes de vue, je l’ai juste trouvé petit (on m’annonçait presque une baleine, alors quand j’ai vu ce petit machin de 3.320kg et de 49cm, il m’a surtout fait penser à un polly pocket!). Moi qui m’attendais à devenir une maman poule, je n’ai pas été déçue du résultat: je suis tout le contraire !

A la maternité

J’aurai aimé allaiter, la nature l’a voulu autrement.  Je croise les doigts pour le prochain. J’aurai voulu qu’il mange des plats fait maison avec des produits bio, qu’il soit en couches lavables… Ce sont toujours des idéaux que j’ai mais je n’ai pas eu le courage de les appliquer avec James. Pour des raisons pas toujours vraiment valables d’ailleurs, pardonne moi mon fils, mais tu as quand même été nourri et changé! OUF !

Pourquoi je parle de maman modèle ? Pas pour tout ça. On peut donner des petits pots, avoir des couches jetables discount etc. et être une super maman. Non, je pense surtout à la vision que je dois renvoyer aux autres mamans quand je sors avec mon fils en fait…

Un exemple type: Nous sommes au parc. Il va courir dans tous les sens, sauter… Je le laisse faire, je l’avertis juste qu’il risque de se faire mal et j’attends… En général, ça ne rate pas: il se fait mal. jamais rien de grave, je vous rassure.

Quand les mamans modèles accourent toutes sur leur progéniture à grands cris de “Tu vas bien mon bébé d’amour? Tu ne t’es pas fait bobo ? Tu veux un bisous magique qui guérit ?”  … Moi, je lève les yeux vers mon fils je l’observe… La plupart du temps il me dit juste “oh, j’ai fais boum” et repart jouer mais s’il se met à pleurer, je regarde juste s’il ne s’est pas blessé puis il a droit à un “Tu saignes ? T’es mort? Non? alors debout ! ça t’apprendra à m’écouter la prochaine fois”

Dans ces moments là je me sens seule… Les autres mamans me regardent les yeux ronds comme des billes, comme si je venais d’une autre planète. Les papas eux ont tous un sourire en coin.

J’aurai aimé être de ces femmes super maternelles avec leurs enfants, qui cajolent, rassurent sans arrêt. Je fais de mon mieux pour m’en approcher mais il est vrai que parfois, je peux sembler dure, ou froide avec mon fils. Je l’aime, il est couvert de baisers chaque jour. Il n’aime pas que je l’embete mais j’adore les calins alors, souvent contre son gré je l’avoue, je le serre contre moi… Maintenant qu’il parle, j’ai droit à des “maman laisse moi traquille”… Moi, ça me donne envie de continuer niarl niark niark.

Alors je ne suis sans doute pas de celles que l’on dit être des modèles d’un point de vue de maman, mais je fais ce que je pense être le mieux (quand je le peux) pour James… Après tout, c’est peut être ça, être une bonne maman, non ? Je ne veux pas être une maman qui ressemble à toutes les autres. Mon fils est unique, comme chaque enfant, et il a la maman qu’il a. Il ne me reste qu’à espérer qu’il ne m’en voudra pas d’être telle que je suis.

Enfin… Il n’a pas l’air malheureux, si ? (Photo d’il y a quelques mois, mais c’est toujours pareil hein 😉 )

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