Délivrée, Libérée… Bébé est né !

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Si vous me suivez sur Facebook ou Twitter, vous avez probablement vu passer une photo expliquant que je sois un peu plus absente ces jours-ci. Si vous me lisez régulièrement, vous savez que nous allions accueillir le nouveau membre de la famille courant décembre, après une grossesse pour le moins agitée.

Notre bébé a pointé le bout de son nez le 9 décembre 2015 à 22h19, après une journée longue ( et plutôt du genre douloureuse) pour Maman ( & Papa impuissant devant les larmes de la future maman…).

Quand le futur papa essaie de faire de l'humour pour soulager la future maman qui vient de subir un acte plutôt désagréable... Si vous êtes maso, je vous recommande le décollement des membranes !
Quand le futur papa essaie de faire de l’humour pour soulager la future maman qui vient de subir un acte plutôt désagréable… Si vous êtes maso, je vous recommande le décollement des membranes !

Après plusieurs semaines à espérer que notre 2ème fils n ‘attendrait pas la dernière minute pour nous rejoindre ( on annonçait un gros bébé, je n’avais pas envie de voir poindre un 4.5kg…), c’est finalement une petite semaine avant la date prévue que M. est arrivé parmi nous.

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Il est là, il va bien… La pression redescend

En pleine nuit… Comme 6 ans plus tôt, même heure, jour différent

Il est 2h du matin quand je commence à trouver les contractions douloureuses. Comme il y a 6 ans, je ne réveille pas le papa de suite. (Les douleurs, je gère… Un homme grincheux parce qu’il lui manque des heures de sommeil, beaucoup moins.) Vers 6h, je me dis que cette fois, ça ne peut pas être une fausse alerte, je le sens, quelque chose va se passer aujourd’hui. Il est 7h quand Papi vient prendre la relève avec J. pour que nous puissions prendre sereinement le chemin de la maternité.

De 2h à 7h30, j’espérais que le travail aurait un peu avancé… Mais l’histoire se répète. Comme pour J., le travail met du temps à se mettre en route. Il est 9h30 quand on me renvoie chez moi après tous les examens en me disant que ça peut être pour dans la journée ou le lendemain et de revenir si les choses évoluent…

Jusque 15h, les douleurs s’amplifient, mais je ne veux pas retourner trop vite et risquer de rentrer de nouveau. J’en arrive à m’accrocher à la tête de lit en mordant mon oreiller pour ne pas effrayer mon grand qui était rentré déjeuner. Je tiens tant bien que mal. Il le sent, me câline et je le vois presque verser une larme de me voir ainsi, mais il tient bon, mon grand garçon… Maman a besoin de force, il va être une source de force immense.

15h, je n’en peux plus. J. part pour son cours de Judo, je cède à la panique, je pleure… Le papa démuni essaie tant bien que mal de compenser avec sa meilleure arme: la dérision et l’humour. Il s’amusera à prendre des Selfies à chaque contraction ou presque… ( Vous pouvez lire son récit de cette journée, Selfies inside ici)

On repasse par les examens… Les choses se lancent, mais lentement. Je n’en peux plus. La Sage-femme me réexamine et décide d’un décollement des membranes… Si vous êtes masochistes, je vous recommande ! Surtout si on ne vous prévient pas avant… Mon mari m’aura jamais entendu hurler de douleur ni me tordre ainsi en 15 ans… On m’annonce que cela va accélérer les choses. C’est toujours ça de pris ! On me donne un truc codéiné pour m’aider à tenir jusqu’à la péridurale.

Prise de sang, pose du garde veine… qui éclate ! Un superbe hématome orne mon avant bras…

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Mon tatouage éphémère qui est resté 2 bonnes semaines…

J’inspire, j’expire, secouée par les contractions et la peur de les voir ainsi s’amplifier aussi rapidement. heureusement, les Sage-femme et les infirmières sont là pour me soutenir et guider ma respiration. Le papa lui est obsédé par le monito. Il peut mettre un chiffre sur la force des contractions. je crois que ça le rassure de pouvoir prendre part de cette manière. je dois lui demander d’arrêter de me dire les chiffres qui augmentent et de me dire simplement quand ça redescend…Un bon travail d’équipe qui m’aide à gérer parfaitement les contractions suivantes.

Il est 18h quand on me trouve une chambre de pré travail en m’annonçant que j’aurais bientôt ma péridurale mais que nous sommes une quinzaine à accoucher en même temps ou presque, toutes dans les starting blocks et qu’il manque des salles. On me propose de transformer la salle en salle de naissance ou d’attendre 30 minutes que l’une des salles soit propre. L’anesthésiste est prêt, il m’attend. Je décide d’attendre car je veux que les soins se fassent dans la même pièce, je ne veux pas quitter mon fils des yeux…

Voici venir le temps des “rires” et des… grincements de dents

19h, me voici dos nu, prête à recevoir cette fichue aiguille qui m’effraie mais qui doit le soulager. Mise en confiance par mon expérience d’il y a 6 ans, je me contrôle en me disant que c’est l’affaire de quelques minutes. On m’en annonce 20, il en faudra 45 et 5 reprises de piqûres accompagnées de  “Je ne trouve pas le contact” avant que l’anesthésiste ne demande l’aide d’une collègue qui finira le boulot en 5 minutes chrono… Long, ennuyeux car es contractions étaient fortes et de plus en plus rapprochées, mais merci l’anesthésie locale qui rendait les choses supportables même si elles étaient désagréables.

20h, la péridurale fonctionne enfin. Le papa revient du Mc Do et me trouve soulagée… Il n’y a plus qu’à attendre ! Péri posée à 3, je ne m’attends pas à avoir bébé dans les bras avant le milieu de la nuit, voir le lendemain matin au petit jour…

21h30 Une élève Sage-Femme arrive pour faire le point. je m’attends à un “Vous êtes presque à 4”, mais non, elle m’annonce un 6. On se regarde avec mon homme, on sourit, ça avance enfin ! 15 minutes plus tard, elle revient avec une autre sage-femme qui lui demande où j’en suis “Elle en est à 6” (coup d’oeil de la plus expérimentée sur le tracé au monito “Ah, non… elle n’y est plus… Je peux vous réexaminer ?” (Allons-y hein, ce jour là, de toute façon c’est open bar !) “9 !!!!”

Hein? Quoi ????

L’appareil pour la péridurale bipait déjà depuis un moment. La pompe ne fonctionnait pas… La dose délivrée était minimale et les sensations elles, ne l’étaient pas.  Je sens que bébé pousse. Il pousse fort. On me dit de ne pas pousser seule, qu’elles reviennent dans 10 minutes mais que nous sommes 14 à accoucher en ce moment, pour une équipe en sous effectif… En effet, il y a 6 ans, ils étaient à 8 ou 10 dans la salle pour accueillir J. Là, elles ne seront que 2…

A peine ont-elles franchi le pas de la porte que je dis à mon mari “Va falloir aller les chercher, il arrive!”. Sceptique, il me demande si je suis sûre. Je peux hésiter sur beaucoup de choses, mais là, c’était une évidence !

Il sort en courant, ils reviennent tous les 3 au pas de course. Petit coup d’oeil sous le drap “Ah oui, pas de doute, vite, on l’installe !” Après 3 poussées guidées à cause d’un cordon autour du cou, voici notre deuxième fils que je peux aller chercher moi-même pour le ramener contre moi.

Un ressenti différent

Je n’avais pas eu ce flot d’amour pour J. Trop anesthésiée et morte de peur à cause d’une grossesse anxiogène, je m’attendais à ne pas ressentir cette émotion décrite par tant de jeunes mamans à la naissance de M. Finalement, il n’en fut rien. Il est là, un peu sonné, légèrement violacé, je le prends contre moi et je le masse avec l’aide des sage-femme pour le stimuler. L’inquiétude de ne pas l’entendre pleurer rapidement me gagne, mais il est là, il est beau, je l’aime déjà tellement que j’en ai les larmes aux yeux… Puis un miaulement de chaton se fait entendre. Il ne pleure pas fort, mais il nous fait entendre sa voix. Ouf, tout va bien !

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Il est 1h quand nous remontons dans la chambre… Dans quelques heures, le grand frère découvrira avec beaucoup d’émotion ce nouveau membre de la famille et je peux vous dire une chose : C’est un grand frère attentionné qui ne vit que pour bichonner son petit frère et gare à celui ou celle qui aurait le malheur de lui faire du mal.

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Les premiers jours sont difficiles, il faut redéfinir l’organisation à la maison. Fatigue et tension nerveuse sont là pour tout le monde. Je décompresse doucement de ma grossesse, je récupère peu à peu de l’accouchement et il faut gérer les jours et surtout les nuits (là, je vois que j’ai 6 ans de plus encore plus fort), ce qui explique que je sois moins présente depuis quelques temps. je pense que vous comprenez ;).

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