Sa première confrontation avec la mort

Je savais que ce moment allait arriver. Depuis des mois, je l’y ai préparé, mais quand sonne le glas, est-on un jour prêt à recevoir le choc de la disparition de ceux que l’on aime ?

Dans notre malheur, nous avons de la chance, sa première confrontation avec la mort n’a pas été avec la disparition d’un proche tel qu’une grand mère ou un grand père comme ce fût mon cas enfant. Avoir un animal est une source de joie, mais aussi de peine. Notre petit cochon d’inde a quitté cette vie hier matin.

Je craignais ce moment depuis quelques temps, les années passent et en ayant eu pas mal de cochons d’inde, il y a des signes qui ne trompent pas… Même si rien ne laisse présager d’un point de vue vétérinaire, ça se “sent”. J’espérais qu’il ne le verrait pas mal en point. Pas de chance, notre petit Jarvis nous a laissé un jour où la gastro a frappé pour la première fois à la maison depuis 6 ans.

C’est après m’être occupée de mon fils que je passe devant la cage et je découvre notre petit compagnon couché sur le flanc, les yeux dans le vide, les pattes croisées, avec une respiration très très lente… Je n’ai pas eu le temps de réfléchir à comment l’annoncer à mon fils, il a fallu agir vite car il venait d’entrer dans la pièce.

” Tu sais chéri, je t’ai expliqué que les cochons d’inde ça ne vit pas très vieux et qu’un jour Jarvis va rejoindre Stark, son frère, au ciel ? Et bien ce jour est arrivé”

James a vu Jarvis étendu, je l’ai pris dans mes bras pour lui faire une caresse et l’accompagner dans ce que je savais être ses derniers instants. James a souhaité le caresser aussi, “Au revoir Jarvis, tu vas beaucoup me manquer mais tu vas retrouver ton frère maintenant” lui a-t-il dit les yeux pleins de larmes, mais fier dans l’attitude, comme un petit homme.

J’ai tenu bon. J’étais seule avec James, je n’avais pas le choix, il a fallu que nous allions ensemble chez le vétérinaire. Je lui ai expliqué que Jarvis avait besoin qu’on l’aide à partir, que le vétérinaire allait l’aider. J’ai tenu bon, sans pleurer… Jusque chez le vétérinaire. C’est la première fois que je dois signer les documents pour demander une euthanasie sur un de mes animaux. J’ai craqué… James lui me répétait “arrête de pleurer, ça sert à rien, ça ne va pas aider Jarvis!” sans une larme… Mon petit homme…

Nous lui avons fait un dernier câlin et nous avons laissé le vétérinaire l’aider à passer de l’autre côté de l’arc en ciel.

Je craignais que ce passage marque profondément James. Il est très sensible, je sais qu’il a été touché, mais je l’ai vu s’isoler pour que personne ne le voit pleurer plusieurs fois dans la journée. Aujourd’hui, il dit que “Jarvis est mort mais il est avec son frère et il mange plein de carottes dans un grand jardin”. J’aime lui laisser cet image. Je sais qu’il se souviendra de cette journée, mais je sais aussi qu’il a su affronter cette épreuve de la meilleure des façons qui soit et je suis fière de le voir réagir ainsi et d’accepter les choses avec autant de maturité malgré ses 6 ans.

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