Quand les marques jouent la provoc’

Ce n’est plus un secret depuis longtemps, les blogueurs sont régulièrement sollicités par les marques pour faire parler d’elles et je ne fais pas exception à la règle. A chacun ensuite de savoir où se trouvent ses limites et de faire des sélections éventuellement sur ce qui a retenu son attention.

En général, cette stratégie gagnant-gagnant est plutôt assez bon enfant et de véritables relations se créent avec les community manager de ces marques qui jouent le jeu et ne se contentent pas de nous envoyer un communiqué de presse général, sans un bonjour ou la moindre personnalisation dans le message.

Il y a néanmoins parfois des demandes assez surprenantes et peu en rapport avec la ligne édito du blog. Il y a quelques mois, j’ai eu droit à plusieurs relances d’une société dont je détourne légèrement le nom en “monarque du préservatif”. Je ne me voyais pas vous parler de capotes, soyons clairs. J’ai donc refusé (même si la marque a bien insisté en me vantant les mérites de ses produits pour mes lecteurs qui ne voulaient pas ou plus d’enfants. C’est mon choix, je l’assume. Sinon, j’aurais aussi pu vous parler sex-toys? Bonjour le bateau à la dérive…)

Bref, il y a quelques semaines, j’ai reçu un colis que je n’avais pas encore récupéré car il était resté chez les gardiens, à notre ancienne adresse. Le déballage a eu lieu hier, et je dois avouer que je suis tombée sur les fesses…

FashionBattleBox

A l’intérieur de mon colis, une boîte estampillée The #FashionBattleBox. Là, je me suis dit “tiens, le nom est sympa” et ma curiosité a été piquée à vif. J’ai ouvert la boite et ce que j’y ai découvert m’a laissée sans voix.

Contenu-FashionBattleBox

Oui, oui, vous avez bien vu… Une bougie en forme de grenade et un collier d’un goût exquis avec un revolver (qui a beaucoup plu à mon fils… à qui j’interdis de porter une chose pareille.)

Le petit sachet de thé “tonifiant” était plutôt une bonne idée, mais j’étais tellement estomaquée par le reste du contenu que je n’ai pas vu de suite qu’il était là.

Jusqu’à il y a peu, la marque Jennyfer était pour moi très orientée adolescente, girly, “met une taille 36”. Je sais, je l’ai vu, la marque cherche à séduire un public plus large et il est certain que les produits proposés vont en ce sens, mais fallait-il véritablement tabler sur un concept si violent ?

Les bijoux sont censés représenter / rehausser la beauté. En quoi un revolver peut-il participer à cela ?

Quand je vois une bougie, je pense “détente, évasion” (Bon, ok, quand je vois leur pistolet, je pense “détente” aussi, mais ce n’est pas la même !), alors qu’ici j’ai un sentiment de malaise assez prononcé. Je ne vois pas comment me détendre devant une bougie qui produit dans mon imagination des scènes de guerres avec des gens mutilés…

Je suis la seule que ça choque ?

“En bien ou en mal, l’important, c’est qu’on parle de toi”. Et bien, c’était peut-être le but ? Produire et envoyer du bad, en espérant faire du buzz …

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