Je pensais devenir une maman poule…

Je viens de lire l’article de Maman bavarde « Avant, j’étais une femme normale. Mais ça, c’était avant » et je me rend compte que je la rejoins sur certains points mais pas tous.

Je n’ai jamais été « une femme normale », si l’on s’en tient à sa définition. Pour moi les sorties à gogo et passer trois plombes dans la salle de bain à se pomponner pour aller à une soirée bien arrosée, très peu pour moi.

Jusqu’à mes 16 ans environ mon seul but dans la vie était de réussir. N’importe comment mais il me fallait bosser dans la perspective de trouver un boulot ou je n’aurais pas à me rendre la mort dans l’âme au bureau. J’ai vu ce que ça donnait de mes propres yeux et les catastrophes que cela peut causer donc c’était là mon cheval de bataille. Les murs de ma chambres étaient recouverts de citations motivantes telle que « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles « (Sénèque)

Puis quelque chose c’est passé. Peut-être un bouleversement hormonale ou un changement dans l’alignement des planètes j’en sais rien mais mon but est ensuite passé à « fonder une famille ». Oui,j’étais jeune, mais c’était enfoui en moi et c’est sorti d’un bloc. Mais attention, pas question de virer bobonne obsédée du ménage… Ou alors…

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A 18 ans je rencontrais papa geek en sachant très vite que nous allions fonder ensemble une famille. 7 ans plus tard, nous passions devant le maire et, en 2009, James naissait.

Toute ma grossesse j’ai eu du mal à m’attacher à ce bébé que je portais. J’avais perdu le précédent à cause d’une grossesse extra-utérine et le « deuil » de ce bébé que je voyais déjà dans mes bras dès les premières secondes ou le test avait affiché « enceinte » m’étais retombé dessus pendant ma grossesse. Les premiers mois j’étais convaincue que j’allais le perdre, « attention à ne pas s’atacher trop vite… », ensuite j’ai fais un diabète gestationnel , « attention, le cœur du bébé peut s’arrêter si vous ne faites pas attention », puis j’ignore pourquoi j’étais certaine qu’un drame allait arriver avant sa naissance.

J’ai donc commencé à m’y attacher à peu près 1 mois avant sa naissance et encore… Quand il est né, aucune émotion… « Il est beau, regardez! » me montrait la sage femme toute fière. Je n’ai su que répondre « Il est petit » (forcément, on m’annonçait une baleine!)

Et, en quelques mois, ce que j’avais finalement cru vouloir être ma vie s’est avéré ne pas être aussi satisfaisant. Rester à la maison à m’occuper de bébé ? Non, il me fallait plus, j’allais devenir folle. C’est ce qui m’a poussé à créer ce blog d’ailleurs.

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J’ai mis du temps, mais je fais finalement quelque chose qui m’intéresse et pour lequel j’ai envie de me lever le matin. Même si pour le moment les questions d’argent restent en suspend et que beaucoup de monde me demande pourquoi je ne cherche pas autre chose, je m’accroche. Quand on a trouvé un équilibre dans sa vie, ça mérite bien quelques sacrifices et de s’investir. C’est en tout cas ma façon de voir les choses.

Côté maman, je pensais devenir une maman poule mais, avec cette grossesse, un fossé s’est crée entre celle que j’étais et celle que je suis au niveau maternel.

Bien sûr, j’aime mon fils de tout mon cœur et gare au premier qui ose toucher un de ses cheveux d’ange mais m’extasier à chacun de ses cacas au pot, faut pas pousser !

« Bien sûr, moi aussi j’ai mes moments d’ovarienne folle »

Maman Bavarde dit « Je ris de ses conneries qui me donneraient envie de baffer un autre môme que lui. » et là, je suis 100% d’accord. Parfois je le regarde et je me mets à la place des autres parents. J’aurai sûrement envie de lui balancer un verre de flotte glacée à la tronche juste pour le calmer mais pas comme ça. je suis sa maman. Et le premier qui ose me faire une réflexion sur mon fils pourra bien sortir de ma vie aussi vite qu’il y est entré. C’est comme ça. Je ne suis pas une maman poule mais je suis la seule à avoir le droit de dire qu’il est chiant (parce que oui, il peut être super chiant).

Je crois même que je passe pour une extra-terrestre quand je sors avec lui. Si je vois qu’il fait l’andouille au parc, je le préviens des risques « attention, tu vas tomber ». S’il n’écoute pas et tombe, hors de question d’accourir pour essuyer ses larmes. Il était prévenu. Mes seules phrases quand il vient avec ses « mamannnnnn, je me suis fais mal! » sont « Tu saignes ? T’es mort ? Non ? Alors retournes jouer et la prochaine fois, tu m’écoutes. »

Bien sûr, moi aussi j’ai mes moments d’ovarienne folle qui s’extasie devant la crapule. Par exemple avec les mots qu’il emploie. Un exemple: ce matin je lui sers des céréales en moindre quantité que d’habitude. Réponse du farfadet « maman ! C’est quoi cette mascarade ? Y’en a pas assez » Hein ? Quoi?! « Mascarade ??????
On l’emmène au chateau de Versailles et il revient tout fier en disant à son papi « oui, le chateau du roi soleil! » et mon père « oh mais t’en sais des choses »… Réponse de James « oui papi, et bien d’autres encore ».

Ses bonhommes ressemblent à des patates avec des bras et des jambes et n’ont un nez que depuis quelques jours mais côté vocabulaire j’avoue que je la joue maman gaga assez régulièrement.

Donc, avant je pensais être une maman poule, mais ça, c’était avant. Je me vois plus comme une maman louve.

Et toi, quel maman du bestiaire es-tu ?

 

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5 responses to “Je pensais devenir une maman poule…

  1. Aurélie

    euh je dois être entre maman-poule et maman-poule et p’têtre un autre type de maman !!! mes filles je les couve à certaines occasions et je leur donne aussi des armes pour se « battre » seules 😉

  2. Agnès

    C’est marrant comme on s’imagine être quand on sera maman et en fait on est surprise des fois par nos propres réactions

    Moi aussi je suis maman louve, des fois poules
    Mais jamais j’aurais pensé aimer autant ….

  3. la patate douce

    Ah ben c’est à peu près moi, ça… A la différence près que je ne me disais rien du tout avant que ma grande naisse : ni que je serai une mère poule, ni que je serai une mère tout court… !

    On ne naît pas mère, on le devient, et à sa sauce en plus !

    J’ai beaucoup ri sur ta gestion des bobos au parc, et je suis bien d’accord avec ta gestion de crise 😀

    J’ai justement fait la liste de tout ce qui fait que je ne suis pas une mère dite « parfaite » sur mon blog, le genre de trucs pour lesquels les « autres », souvent, te regardent avec des billes comme ça, et tant pis si ça les gêne !

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