Quand maman pète un câble

Si vous me suivez sur Facebook, vous avez certainement vu passer un message disant que j’avais besoin de faire un break. Les articles que vous voyez encore publiés en ce moment sont des articles qui ont été enregistrés et que je n’ai qu’à mettre en ligne.

Pourquoi ce break ? Parce que sinon, c’est le burn out assuré. Pour l’instant, je suis simplement passée par une phase gros pétage de câble à la maison, avec ras le bol de tout et une furieuse envie de me barrer élever des guanacos au fin fond de la Patagonie. Ce blog est l’un des éléments qui font que je reste en surface et que j’ai une motivation à me lever le matin malgré la fatigue et ça me pèse de devoir faire une pause, même courte, parce que je suis du genre à penser sans cesse  (jour et nuit) à tout ce que je pourrais faire pour améliorer les choses dans tous les domaines, ce blog comme le reste (boulot, maison, vie de famille…). Le hic, c’est que c’est épuisant et qu’après la grossesse (de merde !) que j’ai eu et les semaines/mois à lutter pour arriver à allaiter M., j’ai besoin de retrouver des forces. Vraiment besoin. J’en ai d’autant plus besoin que depuis sa naissance j’enchaîne les migraine et que je n’ai pas pu me soigner correctement jusque là à cause de l’allaitement. J’ai pris sur moi, beaucoup, pour tout gérer de front et j’ai atteint mes limites.

On a beau dire que l’on sort d’un congé maternité, voire d’un congé parental en prime, je peux vous assurer que non, on est pas reposées pour autant ! Il faut gérer bébé, la fatigue, se remettre de la grossesse et de l’accouchement, gérer la recherche de la nounou, les emmerdes avec la sécu, la CAF, la maison, le stress financier aussi parce que bien sûr en congé parental, on perd (sauf ceux qui ont du bol mais bon, ce n’est pas la majorité) et qu’on ne peut rien faire à côté (donc pas pu compenser non plus avec le blog sur cette période creuse sur laquelle il faut finir de payer les travaux sur les charges de l’appartement, les crédits, les impôts qui te saignent à blanc puisqu’ils te prélèvent sur ce que tu touchais à temps plein alors que tu es passée à mi-temps depuis (pour une fois, on a été content de faire notre déclaration pour 2015!). Il faut aussi supporter de laisser bébé à une inconnue et ça, c’est dur.

Quand on a la chance de travailler de chez soi comme c’est mon cas, il y a de nombreux avantages, mais bien souvent l’entourage ne comprend pas tout ce que cela implique. Pour l’avoir vécu déjà en tant que chef d’entreprise, pour les « autres », c’est « tu bosses de chez toi, tu peux faire ce que tu veux ». NON NON ET NON ! Il y a une activité à faire tourner, des missions à accomplir, des gens qui attendent des résultats et pour ça, il faut poser un cadre, des limites. J’ai mis trop de temps à les poser mais je crois que le pétage de câble sert aussi à ça. Faire un point et savoir ce qu’il faut faire pour remettre les pendules à l’heure et ne pas passer tout son temps à devoir expliquer que oui, on bosse de chez soi, mais non, on n’est pas corvéable à merci pour autant et on ne peut pas se libérer pour accompagner la grand-mère chez le médecin etc. Bien sûr, quand monsieur est au bureau, il est plus facile pour celle qui est à la maison de gérer les allées et venues des enfants, mais la journée type devient une journée dingue. Résultat des courses, à 20h30 on s’endort comme une loque sur le canapé (et tant mieux quand bébé nous sort du lit à 4h30 on est bien contentes d’avoir pu dormir un peu !)

épuisée

Trop de stress, de pression, pour tout, dans tout, tout le temps. Il faut que je coupe un peu là où je le peux et là où je suis la seule à décider, c’est ici alors j’espère que vous comprendrez.

Comme je suis légèrement maso sur les bords, j’ai eu 3 000 idées pour faire de nouvelles choses et j’ai hâte de les mettre en place aussi mais il faut que j’apprenne à freiner mes ardeurs et c’est ce que j’essaie de faire dans tout : pour mieux gérer le stress, je priorise mes tâches, et je me donne à fond sur ce que j’entreprends qui me semble prioritaire au moment où je le fais. Quand je suis au boulot, je suis au boulot. Quand je suis avec mes enfants, je suis avec mes enfants, etc.

Je ne suis pas une machine...

Je ne suis pas une machine…

Il va y avoir encore quelques publications, vous aurez de quoi lire, mais je serais moins présente pendant une petite quinzaine de jours. J’ai cependant de belles choses et quand je reviens, je vais vous donner des idées et vous faire gagner de quoi vous gâter, vous, mamans, et gâter vos mamans (ou les mamans de vos bébés, MESSIEURS !). la fête des mères est dans moins d’un mois et croyez moi, les mamans méritent d’être gâtées (même si ce n’est qu’une carte avec « MERCI POUR TOUT CE QUE TU FAIS POUR NOUS ». Je prévois une attention spéciale pour la mienne cette année d’ailleurs…)

Bref, vous l’aurez compris, je prends un peu de temps pour ranger le bordel qui se trouve dans ma tête (je m’occuperais des placards juste après) et je reviens.

Je vous dis à dans 15 jours, en espérant que j’ai réussi à me remettre d’aplomb d’ici là ! 😉

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